Restons les pieds sur terre en ce qui concerne les profondes convictions d'un certain nombre de grands patrons (grands pour grandes entreprises, quant à la compétence, c'est une autre histoire).

L'indignation de certains patrons et experts face à l'indécence des salaires du CAC 40 n'est pas motivée par une réelle prise de conscience que l'on nage en plein délire (et je ne parle même pas des salaires des footeux, des pilotes de F1, des animateurs TV à la petite semaine, des chroniqueurs de 5 minutes par jour, etc.).

Lu sur Le Monde :

Ces "parachutes dorés" sont de plus en plus critiqués. Par les patrons en privé. "On ne doit pas avoir de pactole pour partir", indique ainsi l'un d'eux. "L'effet sur l'image des patrons est désastreux et renforce les réserves des Français face à l'économie de marché", juge Geoffroy Roux de Bézieux, président de Croissance Plus. Pour l'association patronale, les indemnités doivent correspondre à une performance et à un risque.

On pouvait naïvement penser que certains culpabilisent un tout peu quand ils regardent le montant de leur compte en banque. Perdu. Plus prosaïquement, il s'agit d'une question d'image et d'affichage, pour bien montrer aux français (ces veaux qui n'ont rien compris) que le capitalisme (et donc la liberté de gagner plus sur le dos de ceux qui travaillent plus pourrait penser discrètement en se rasant le petit Nicolas), c'est formidable.